LORIENT avant NANTES

 

 

Hôpital de Lorient.

(Une vision d’avenir pour le CHU de Nantes)

 

 Les responsables nantais qui, malgré tous les éléments négatifs, maintiennent le choix du site de l’ile de Nantes pour le transfert du CHU doivent impérativement aller à Lorient pour constater les conséquences de la décision d’installer le centre Hospitalier Bretagne Sud-Hôpital du Scorff  dans le centre de Lorient.

 

Au début des années 2000,l’hôpital Bodéliode Lorient situé en milieu urbain très dense, était devenu obsolète. L’hôpital de Lorient est celui de la région du Scorff et de Quimperlé…. Ilfut envisagé, soit de le rénover et de le réorganiser, soit de le transférer sur un autre site. Comme pour le CHU de Nantes il fut jugé préférable de trouver un autre site pour concevoir et réaliser un projet innovant.

Deux sites étaient possibles :

Le premier prés du centre ville sur le secteur libéré  par la DCAN[1] le long du Scorff, dans le prolongement nord de l’avenue Choiseul, rue Louis Guiguen.

Le deuxième, au lieu dit La Montagne du Salut, sur la commune de CAUDAN 6 kms au nord-est de Lorient. Caudan faisant partie de la Communauté d’Agglomération de Lorient (25 communes)

 

Le premier avait pour lui la proximité d’accès  par le réseau des transports urbains.

  •  Mais situé au centre de l’agglomération dans un secteur de circulation automobile intense, en particulier aux heures de pointe il était évident que cet équipement amènerait un surcroit d’encombrements automobiles,  rendant difficile l’approche par les véhicules de sécurité (pompiers, ambulances), les personnels et les usagers.
  • Au nombre de deux, une au nord l’autre au sud, les sorties de l’hôpital débouchent sur des rues étroites et donc encombrées.
  • Du fait du peu de surface disponible le nombre de places de parking, que ce soit pour le personnel, les patients et les visiteurs ne pouvait être que réduit.
  • Enclavé dans le tissu urbain ce site n’a que peu de possibilité d’extension.
  • Situé en bordure de fleuve il n’est pas accessible directement en venant de l’est.
  • Utilisé pendant des années pour ne pas dire pendant des siècles  par un établissement industriel, le site nécessitait des travaux de dépollution importants

 

A Caudan, le site de la Montagne du Salut ne présentait aucune de ces contraintes : grandes surfaces disponibles, possibilités d’extension, facilité d’accès aux véhicules, au nord de la voie expresse,   accessible  par la rocade. Mais  eux inconvénients : 1°) Pas de ligne de bus à proximité, mais possibilité d’en créer une.

 

       Bien plus déterminant pour les décideurs, ce site n’est  pas sur le territoire de la Municipalité de Lorient ce qui, comme pour Nantes, aurait privé la ville de diverses retombées financières.

 

Là aussi, il a été dit que du fait de la part croissante de l’ambulatoire il n’était plus nécessaire d’avoir autant de lits et de personnels, et donc qu’il était de peu d’importance d’avoir des parkings pour personnels, patients et visiteurs, largement dimensionnés, tous ces gens pouvant utiliser les transports en commun. Quant aux véhicules de sécurité il leur était aisé de se faire un chemin avec leurs sirènes.

 

Bien sur, les Lorientais, les personnels hospitaliers, les  médecins,  les ambulanciers, que l’on se garda bien de consulter firent savoir, en particulier par voies de presse, leur opposition, non pas au projet hospitalier lui-même, mais au transfert sur l’ancien site de la DCAN, qui de plus était pollué : accès routier difficile, difficultés de stationnement etc.

 

Mais Monsieur Jean-Yves Le Drian, alors Maire de Lorient, décida que le site en bordure d’un fleuve, était LA SOLUTION. On ne dit pas si le site a été ou est inondable ! On ne dit pas non plus, si pour assurer la stabilité des fondations à quelle profondeur il a fallu battre des pieux ou combien de mètres cubes de béton il a fallu injecter  comme cela a du être  fait après l’inauguration du pont  des Indes situé juste au nord-est du site.

 

Moralité : Les années ont passées. Le nouvel hôpital de Lorient est au centre ville et tous les usagers peuvent constater que leurs craintes étaient parfaitement fondées : difficultés d’accès automobile, encombrements aux heures de pointe, ralentissement des véhicules de sécurité. Que ce soit en taxi, en ambulance ou en véhicule particulier, venir de l’autre bout du département à certaines heures est une énorme perte de temps. Sans parler de l’émission de CO2. Autrement dit, on a recrée tous les anciens embarras de l’ancien hôpital,  rue du Docteur Lettry.

 

Une fois arrivée sur le site, se pose le problème des parkings prévus pour patients et visiteurs. Calculés au plus juste –ambulatoire oblige- ils sont nettement insuffisants. En plus, du fait de leur proximité du centre ville, et bien que payants, ces parkings sont systématiquement squattés par les automobilistes qui viennent en ville pour d’autres raisons. [2]Cela n’a rien d’étonnant puisque par ailleurs la Municipalité s’est ingéniée à réduire de manière drastique les possibilités de parquer en centre ville. 

 

Terminé en 2014, la question en 2018 est de savoir comment faire une extension de l’hôpital et où, car aucune possibilité d’extension n’ont été envisagé.

 

Mesdames, Messieurs, les décideurs du CHU de Nantes et de Nantes Métropole, un peu de courage, voulez-vous voir ce qui ce passera à Nantes lorsque le CHU sera  transféré dans l’Ile de Nantes, le long du quai Wilson ? Il vous suffit d’aller rendre visite à une heure de pointe à l’Hôpital de Lorient. Sans oublier d’interviewer les usagers.

 

Avec en plus, pour Nantes la nasse de l’Ile de Nantes, le secteur inondable, les sols instables, le survol des aéronefs etc.

 

Lorient  n’est pas loin de Nantes. Moins de  2 heures de route ; plus, bien sur, les ‘’thromboses’’ automobiles.

 

                                                                                  Jean-Louis Renault

 

 

 

 

 

 

 

 

COMPARAISON

 

 

CENTRE HOSPITALIER LORIENT                                       CHU NANTES

 

2000  Hôpital BODELIO centre ville devient obsolète           2008  CHU centre ville devient obsolète

 

2 sites possibles

             1

Centre ville secteur DCAN le long du SCORF                     Centre ville Secteur MIN le long de la LOIRE

                                                              

Encombrement automobile

Peu de Parking

L’excuse de l’ambulatoire et des transports en commun pour réduire les parkings,

les lits et les effectifs

Peu ou pas d’extension possible

Risque lié au bord de fleuve

Terrain industriel pollué

 

                                                                                                    2

 

      Site Montagne salut                                                                                                 Hôpital NORD

Proximité rocade

Possibilité d’extension

Ligne de bus à construire                                                                           8 km de ligne de tramway à réaliser

                                                              

 

UNE DECISION UNILATERALE

Le maire de LORIENT                                                                                    Le maire de NANTES

 

 

 

                                                                              CONCLUSION

 

    Catastrophe réalisée                                                                                Grande catastrophe programmée.

En service 2014

SATURATION  en 2018 Extension à l’étude

Parking sursaturé

 

 

Dans les deux cas une catastrophe à la mesure des ambitions des décideurs.

                                              

 

 

[1] D.C.A.N. Ancienne Direction des Constructions et Armes Navales

[2] Le parking est payant, mais il suffit, quand on reprend sa voiture, de faire un tour dans l’hôpital et  de demander une carte gratuite !



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