GAELA
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Hôpital de Lorient.
(Une vision d’avenir pour le CHU de Nantes)
Les responsables nantais qui, malgré tous les éléments négatifs, maintiennent le choix du site de l’ile de Nantes pour le transfert du CHU doivent impérativement aller à Lorient pour constater les conséquences de la décision d’installer le centre Hospitalier Bretagne Sud-Hôpital du Scorff dans le centre de Lorient.
Au début des années 2000,l’hôpital Bodéliode Lorient situé en milieu urbain très dense, était devenu obsolète. L’hôpital de Lorient est celui de la région du Scorff et de Quimperlé…. Ilfut envisagé, soit de le rénover et de le réorganiser, soit de le transférer sur un autre site. Comme pour le CHU de Nantes il fut jugé préférable de trouver un autre site pour concevoir et réaliser un projet innovant.
Deux sites étaient possibles :
Le deuxième, au lieu dit La Montagne du Salut, sur la commune de CAUDAN 6 kms au nord-est de Lorient. Caudan faisant partie de la Communauté d’Agglomération de Lorient (25 communes)
Le premier avait pour lui la proximité d’accès par le réseau des transports urbains.
A Caudan, le site de la Montagne du Salut ne présentait aucune de ces contraintes : grandes surfaces disponibles, possibilités d’extension, facilité d’accès aux véhicules, au nord de la voie expresse, accessible par la rocade. Mais eux inconvénients : 1°) Pas de ligne de bus à proximité, mais possibilité d’en créer une.
Bien plus déterminant pour les décideurs, ce site n’est pas sur le territoire de la Municipalité de Lorient ce qui, comme pour Nantes, aurait privé la ville de diverses retombées financières.
Là aussi, il a été dit que du fait de la part croissante de l’ambulatoire il n’était plus nécessaire d’avoir autant de lits et de personnels, et donc qu’il était de peu d’importance d’avoir des parkings pour personnels, patients et visiteurs, largement dimensionnés, tous ces gens pouvant utiliser les transports en commun. Quant aux véhicules de sécurité il leur était aisé de se faire un chemin avec leurs sirènes.
Bien sur, les Lorientais, les personnels hospitaliers, les médecins, les ambulanciers, que l’on se garda bien de consulter firent savoir, en particulier par voies de presse, leur opposition, non pas au projet hospitalier lui-même, mais au transfert sur l’ancien site de la DCAN, qui de plus était pollué : accès routier difficile, difficultés de stationnement etc.
Mais Monsieur Jean-Yves Le Drian, alors Maire de Lorient, décida que le site en bordure d’un fleuve, était LA SOLUTION. On ne dit pas si le site a été ou est inondable ! On ne dit pas non plus, si pour assurer la stabilité des fondations à quelle profondeur il a fallu battre des pieux ou combien de mètres cubes de béton il a fallu injecter comme cela a du être fait après l’inauguration du pont des Indes situé juste au nord-est du site.
Moralité : Les années ont passées. Le nouvel hôpital de Lorient est au centre ville et tous les usagers peuvent constater que leurs craintes étaient parfaitement fondées : difficultés d’accès automobile, encombrements aux heures de pointe, ralentissement des véhicules de sécurité. Que ce soit en taxi, en ambulance ou en véhicule particulier, venir de l’autre bout du département à certaines heures est une énorme perte de temps. Sans parler de l’émission de CO2. Autrement dit, on a recrée tous les anciens embarras de l’ancien hôpital, rue du Docteur Lettry.
Une fois arrivée sur le site, se pose le problème des parkings prévus pour patients et visiteurs. Calculés au plus juste –ambulatoire oblige- ils sont nettement insuffisants. En plus, du fait de leur proximité du centre ville, et bien que payants, ces parkings sont systématiquement squattés par les automobilistes qui viennent en ville pour d’autres raisons. [2]Cela n’a rien d’étonnant puisque par ailleurs la Municipalité s’est ingéniée à réduire de manière drastique les possibilités de parquer en centre ville.
Terminé en 2014, la question en 2018 est de savoir comment faire une extension de l’hôpital et où, car aucune possibilité d’extension n’ont été envisagé.
Mesdames, Messieurs, les décideurs du CHU de Nantes et de Nantes Métropole, un peu de courage, voulez-vous voir ce qui ce passera à Nantes lorsque le CHU sera transféré dans l’Ile de Nantes, le long du quai Wilson ? Il vous suffit d’aller rendre visite à une heure de pointe à l’Hôpital de Lorient. Sans oublier d’interviewer les usagers.
Avec en plus, pour Nantes la nasse de l’Ile de Nantes, le secteur inondable, les sols instables, le survol des aéronefs etc.
Lorient n’est pas loin de Nantes. Moins de 2 heures de route ; plus, bien sur, les ‘’thromboses’’ automobiles.
Jean-Louis Renault
COMPARAISON
CENTRE HOSPITALIER LORIENT CHU NANTES
2000 Hôpital BODELIO centre ville devient obsolète 2008 CHU centre ville devient obsolète
2 sites possibles
1
Centre ville secteur DCAN le long du SCORF Centre ville Secteur MIN le long de la LOIRE
Encombrement automobile
Peu de Parking
L’excuse de l’ambulatoire et des transports en commun pour réduire les parkings,
les lits et les effectifs
Peu ou pas d’extension possible
Risque lié au bord de fleuve
Terrain industriel pollué
2
Site Montagne salut Hôpital NORD
Proximité rocade
Possibilité d’extension
Ligne de bus à construire 8 km de ligne de tramway à réaliser
UNE DECISION UNILATERALE
Le maire de LORIENT Le maire de NANTES
CONCLUSION
Catastrophe réalisée Grande catastrophe programmée.
En service 2014
SATURATION en 2018 Extension à l’étude
Parking sursaturé
Dans les deux cas une catastrophe à la mesure des ambitions des décideurs.