RAPPEL CHU

Un CHU sur l’Ile de Nantes ? Décision dangereuse … et coûteuse !

-NDDL : quatre lettres désormais connues dans toute l’Europe. Imaginé il y a 45 ans, décidé il y a 20 ans, l’aéroport Notre-Dame des Landes va-t-il  voir le jour au nord de Nantes ?  

 

 -CHU : ces trois lettres, pendant ce temps, ne semblent pas poser problème pour un regroupement sur l’île de Nantes au sein de l’agglomération nantaise : terrain disponible choisi, premières études réalisées, plan dessiné ; les décisions sont prises et les budgets prévus. Déjà deux questions : tous les problèmes posés par ce projet ont-ils été résolus ? Pourquoi le budget a-t-il été multiplié par trois : de 350 millions en 2011 à plus d’un milliard en 2016 ?

                 

                    Et si, justement, le vrai scandale était dans le choix de ce site ? Depuis plusieurs mois, des personnalités du monde médical, de l’urbanisme, de la sécurité et de l’économie s’élèvent contre cette décision qu’elles estiment aberrante. Regroupées au sein de l’association apolitique GAELA (1), elles dénoncent ce choix univoque, forts de l’avis des meilleurs spécialistes… quand ceux-ci se sentent libres de s’exprimer. « Omerta, quand tu nous tiens ».

                     Leurs objections – dont ils attendent toujours des réponses adaptées – sont au nombre de sept. Sept erreurs mais ce n’est pas un jeu. Ils dénoncent d’abord le fait qu’il s’agit d’un projet anti-urbanistique. Raison pour laquelle le célèbre architecte-urbaniste Alexandre Chémétoff, encensé quelques années auparavant, avait claqué la porte. Ces experts notent aussi les problèmes évidents d’accessibilité et de stationnement mais aussi de sécurité en zone inondable. « Une ile reste une ile ! ». Les experts de GAELA rappellent également qu’il subsiste des interrogations  graves sur les plans économique et financier les dépenses prévues ayant été multipliées par trois en cinq ans.  Par ailleurs, pourquoi localiser les deux services d’urgence agréés, public et privé, de la métropole sur le bras sud inondable de la Loire ?  Et addition bizarre : comment les 17 hectares de l’actuel Hôtel-Dieu et les 50 hectares de l’hôpital Nord vont-ils pouvoir tenir dans l’emplacement réservé de 10 hectares sur l’ile ? De plus ces 10 ha ne permettront pas le développement prévisible à venir d’un tel Centre hospitalier.

                      Justement, ces 50 hectares de l’Hôpital nord, où se trouvent aussi le Centre anticancéreux et le « Cyclotron », sont loin d’être saturés. Solution trouvée et problèmes résolus : sécurité, terrain non inondable, stationnement. Circulation aussi quand on sait que les trois quarts des patients ne viennent pas de Nantes mais de la périphérie et de l’Ouest. Quant aux transports il suffira de prolonger deux lignes de tramway. Proche aussi du périphérique donc de l’actuel aéroport et du futur, éventuel … à NNDL. Question de bon sens : pourquoi faire simple, économique – et sûr - quand on peut décider soi-même de faire compliqué et coûteux ? Merci le contribuable ! 

     



Ajouté le 21/02/2017 par JCG - 0 réaction

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